En devient ce qu’il a toujourseu envie d’être. Ses

En rédigeant The Strange Case of Dr Jekyll and Mr Hyde en 1885, Robert LouisStevenson explore les mystères de la schizophrénie en s’inspirant d’ une grandeénigme policière réelle: les crimes de Jack l’éventreur à Londres.Au procès de l’assassin (Jack l’éventreur), Dr Jekyll provoque un scandale en soutenant que l’accusé n’était pas lui-même au moment des faits. Dr Jekyll, affirme qu’il est en mesure de fabriquer un remède.Au début du roman, Stevenson joue surtout avec le lecteur qu’il plonge dans laconfusion.Docteur Jekyll nous convainc que “l’homme n’est pas un, mais bien deux” : lathèse selon laquelle l’homme est double, qu’il se partage sans cesse entre le bienet le mal, en faisant se confronter le réel et l’imaginaire. Il nous pousse à considérer que le principe de l’identité est en réalité bien complexe.Docteur Jekyll compose ainsi une potion qui lui permet de se métamorphoser enHyde. Il dit que ce remède n’est “ni diabolique, ni divin” et qu’il ne fait “que forcer lesportes de la prison”. Il laisse entendre par ces mots que ce breuvage avecd’autres sentiments aurait pu en sortir ange et non démon.La métamorphose qui s’opère chez le Docteur Jekyll permet d’analyser la dualitéchez l’homme : En absorbant cette potion, Docteur Jekyll devient ce qu’il a toujourseu envie d’être. Ses envies de jeunesse, joyeuses, fantaisistes et déchainées voiretyranniques ont été inhibées par son actuel statut d’homme de sciences.En devenant Hyde, il parvient à mettre en lumière sa partie cachée. Hyde est pluspetit, plus jeune, a un sourire et un regard effrayant.Hyde est ainsi antipathique, déplaisant, craintif. En tant que lecteur, c’est bienl’image que l’on s’en fait et non une rencontre avec un être de chair et d’os.Cet Hyde n’est pas identifiable.Différentes hypothèses se succèdent : Un homme sauvage ? Un singe ? Uneépouse ? Un frère jumeau ? Un fauve en cage ? Et bien d’autres portraits qui nepermettent pas au lecteur d’identifier clairement ce personnage.Robert Louis Stevenson aborde la schizophrénie, non pas sous l’angle d’ unemaladie mentale mais bien sous une sorte de masque que l’individu parvient àretirer. Il dissèque le dédoublement de personnalité à la fois de façon philosophique et psychanalytique : Hyde est-il l’inconscient (la partie enfouie) de Jekyll et qui ne demande qu’à se révéler ?